RAPPORT ANNUEL 2016-2017

Letterkenny : Wayne et ses copains entrent dans des bagarres avec leurs rivaux dans une petite ville de l'Ontario.

Volet convergent

Le Volet convergent appuie la création de projets canadiens à plateformes multiples qui doivent comprendre un contenu qui sera distribué sur au moins deux plateformes, dont la télévision et les médias numériques. Plus précisément, au moyen de ce volet, le Fonds des médias du Canada (FMC) finance le développement et la production d’émissions télévisuelles et de contenu connexe destiné aux médias numériques dans les quatre genres sous-représentés suivants : dramatiques, documentaires, émissions pour enfants et jeunes ainsi que variétés et arts de la scène. La composante médias numériques exigée doit comporter un contenu interactif riche et élaboré, et peut inclure des jeux et des médias interactifs riches, notamment des séries Web, des livres numériques et des projets de médias sociaux. Le Volet convergent vise à soutenir l’accès à du contenu canadien partout, en tout temps, dans l’appareil du choix de l’utilisateur.

Les programmes et les mesures incitatives qui constituent le Volet convergent visent à encourager la création de contenu dans toutes les régions du Canada et dans les diverses langues parlées par les Canadiens et les Canadiennes. La majorité du financement de ce volet est versée au moyen du Programme des enveloppes de rendement.

Financement du volet convergent

En 2016-2017, le FMC a versé 306,0 millions de dollars pour financer la production de 530 projets convergents, ce qui a permis de produire près de 2 900 heures de nouveau contenu et de déclencher 1,3 milliard en activité de production. Ces totaux incluent les projets financés au titre du Programme autochtone et du Programme de diversité linguistique. Le financement a diminué de 2,8 % par rapport à l’exercice précédent, même si l’activité de production totale est demeurée stable. En 2016-2017, le financement total octroyé aux composantes télévision s’est établi à 278,1 millions, ce qui représente également une baisse de 2,8 % par rapport à 2015-2016. De son côté, le financement versé aux composantes médias numériques a diminué de 3,0 %, pour atteindre 27,9 millions. Au total, 195 projets médias numériques ont été financés, des budgets de 50,4 millions leur ayant été affectés. Les devis des projets médias numériques s’établissaient à 258 000 $ en moyenne. Record des cinq dernières années, la proportion entre le financement et le budget a atteint un ratio de 4,4:1, ce qui témoigne de l’accroissement de l’effet de levier du financement du FMC.

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Enfants et jeunes

Les émissions pour enfants et jeunes de langue anglaise ont reçu 11,8 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 686 000 $ l’heure. Les devis moyens ont diminué de 8 000 $ l’heure par rapport à 2015-2016. De leur côté, les devis totaux, le nombre d’heures financées et le financement du FMC ont atteint un creux des cinq dernières années.

Les émissions pour enfants et jeunes de langue française ont reçu 18,7 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 156 000 $ l’heure, soit 7 000 $ de plus que l’an dernier. Les devis totaux financés ont atteint un record des cinq dernières années et les heures financées ont augmenté par rapport à 2015-2016.

Les distributeurs et les sources de financement étrangères ont fourni des parts importantes du financement des projets pour enfants et jeunes de langue anglaise en 2016-2017, par le truchement d’avances et de droits de diffusion, surtout les sources étrangères, qui ont représenté 11,5 % du financement. En ce qui concerne les projets télévisuels de langue anglaise, l’investissement des producteurs a atteint une part de 4,9 %. Les télédiffuseurs ont offert d’importants déclencheurs aux projets de langue française.

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Documentaires

Les documentaires de langue anglaise ont reçu 25,9 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 415 000 $ l’heure, du jamais vu en cinq ans. En 2016-2017, le financement et les devis totaux ont également atteint un sommet des cinq dernières années. C’est dans le genre des documentaires que le financement octroyé aux médias numériques a été le plus élevé, à 7,0 millions de dollars. En moyenne, les devis des projets médias numériques de langue anglaise s’établissaient à 431 000 $ par projet, comparativement à 193 000 $ en 2015-2016.

Les documentaires de langue française ont reçu 22,7 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens ont atteint 139 000 $. Les devis totaux et le nombre d’heures financées ont atteint un record des cinq dernières années pour la deuxième année consécutive.

En 2016-2017, les distributeurs ont versé 6,1 % du financement des projets télévisuels de documentaires de langue anglaise; cette part s’établit à 4,1 % dans le cas des projets médias numériques. À 12,1 % du financement des projets médias numériques de langue anglaise, la part de l’investissement des producteurs est élevée. Du côté du marché de langue française, ce sont les télédiffuseurs qui représentent les plus importants bailleurs de fonds des projets télévisuels alors que les sources de financement privées sont ceux des projets médias numériques.

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Dramatiques

Les dramatiques de langue anglaise ont reçu 56,9 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient 1 769 000 $ l’heure, par rapport à 1 631 000 $ l’an dernier. Les devis financés ont atteint un record des cinq dernières années. Relativement au financement octroyé aux médias numériques, les dramatiques arrivent au deuxième rang, tout près des documentaires (un peu moins de 7,0 millions de dollars). En moyenne, les devis des projets médias numériques s’établissaient à 541 000 $ par projet, un niveau inégalé depuis cinq ans.

Les dramatiques de langue française ont reçu 48,8 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 434 000 $, une baisse comparativement à 469 000 $ l’an dernier. Le nombre d’heures financées et les devis totaux ont diminué par rapport à 2015-2016.

Les distributeurs et les sources de financement étrangères ont collectivement fourni 19,3 % des devis des projets télévisuels dramatiques de langue anglaise en 2016-2017. C’est dans ce genre que le financement de projets médias numériques de langue anglaise versé par les télédiffuseurs a été le plus élevé. Par ailleurs, pour les projets télévisuels de langue française, la part des télédiffuseurs a été de 42,3 %.

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Variétés et arts de la scène

Les émissions de variétés et des arts de la scène de langue anglaise ont reçu 5,4 % du financement octroyé à ce marché linguistique, un bond comparativement aux deux derniers exercices. Les devis télévisuels moyens s’établissaient à 497 000 $ l’heure, soit près du double des 253 000 $ l’heure de 2014-2015. Le nombre d’heures financées a également augmenté par rapport à 2015-2016.

Les émissions de variétés et des arts de la scène de langue française ont reçu 9,8 % du financement octroyé à ce marché linguistique. Les devis télévisuels moyens ont atteint 239 000 $ l’heure. Les devis totaux et le nombre d’heures financées ont atteint leur plus haut niveau des cinq dernières années.

Comme il est fréquent dans ce genre, les télédiffuseurs ont versé une part importante du financement des projets, en particulier en télévision de langue française, leur contribution y ayant presque atteint 59 %. Les cérémonies de remise de prix de langue anglaise ont reçu une contribution plus élevée qu’à l’habitude des organismes qui remettent les prix (ceux-ci sont classés dans la catégorie « Autres »). Le financement des médias numériques de langue anglaise n’est pas illustré dans le graphique, car un seul projet a été financé en 2016-2017. 

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Deuxième plateforme

En 2016-2017, les projets étaient jugés convergents si la composante télévision :

  • était complétée par une ou par plusieurs composantes médias numériques (MN);
  • a été diffusée par l’intermédiaire d’une distribution numérique non simultanée; ou
  • a été diffusée par un service de vidéo sur demande (VSD) titulaire d’une licence de diffusion du CRTC.

Cette année, la souplesse quant aux composantes médias numériques admissibles a été accrue; ainsi, un nombre supérieur de projets convergents ont été assortis d’une composante médias numériques. Cependant, le financement total attribué à ces projets a légèrement reculé. 

La part du financement attribué à des projets convergents assortis d’une composante MN a diminué légèrement, de 1,0 point, par rapport à 2015-2016, car le financement de langue française a chuté, alors que celui des autres langues a augmenté ou est demeuré stable. Malgré le recul de sa part, le financement des composantes médias numériques est demeuré élevé comparativement aux années précédentes. La part du nombre de projets assortis d’une composante MN a augmenté ou est demeurée à 100 % pour tous les marchés linguistiques. La plupart des projets convergents assortis d’une composante MN ont reçu un financement supérieur à celui attribué aux projets assortis d’un autre type de deuxième plateforme; ainsi, les projets convergents assortis d’une composante MN ont capté une part plus grande du financement du FMC comparativement au pourcentage du nombre total de projets convergents.

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